« …Si ton mari doit plaire à ta mère, ce n’est plus ton mari, c’est le mari de ta mère… », « …L’argent c’est bon…je vais aller chercher le blanc sur le net, même s’il a le serpent… », « …Tout le monde est fou de toi, Pédé, ils sont fous de moi, Pédé… », « …L’homme : le ventre le bas ventre, le tour est joué ; l’homme : le bas ventre le ventre, le compte est réglé… », «…Kondengui, Kondengui, tout le monde à Kondengui. Les Ministres, les voleurs, tout le monde à Kondengui*… »…
Il ne reste plus que les mélodies aux textes ci-dessus pour que chacun se mette à danser, au rythme de Elig-Edzoa où les jeunes se trémoussent actuellement avec les chansons contenant ces textes.
C’est bien connu, en matière de goût et de couleur, on n’en discute pas. C’est pourquoi tout le monde au quartier n’est pas fans de Petit SAKO, Ericko, Petit pays, Lady Ponce et Cie.
Ainsi, il y en a qui comme Jean-Paul Fourrier N., Etudiant, « savent mais déteste danser le Bikutsi, et rêve plutôt de maîtriser la Battle ou de s’inscrire à un cours de Tango, Rock, Salsa », d’autres comme Mariama G., Secrétaire, aiment le RnB, les Slows français et toute autre musique excepté les musique du Centre Cameroun et le Benskin (danse traditionnelle originaire de l’Ouest Cameroun et se dansant le dos courbé vers le sol) ; d’autres encore comme Liliane G., Employé d’hôtel, qui ne danse que les Slows américains (en priorité) ou le zouk. Ibrahim K., Footballeur, ne danse que du Zouk et du Coupé décalé, Ivoirien a-t-il tenu à préciser. Il y en a enfin comme Samuel K., Chercheur d’emploi, qui dit n’avoir jamais dansé de sa vie parce que « la danse est certes bénéfique pour l’organisme, mais la vie est courte et j’ai mieux à faire. De plus, je préfère écouter parce que ça ne m’empêche pas de faire autre chose, ce qui n’est pas le cas de la danse qui nécessite de la concentration et de l’attention si on est accompagné ».
Pour ce qui est de leurs lieux de prédilection pour esquisser des pas, aucun de ces jeunes ne le fait dans un bar. Plutôt lors jouissances collectives comme les anniversaires, baptêmes, mariages, confirmations, soutenances ou dans l’une des deux boîtes de nuit situées à 100 F CFA de Elig-Edzoa : Alpha Night Club au quartier Manguier et Olympic Night Club au Djeuga Palace sis carrefour Warda.